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viernes, 4 de octubre de 2013

SANT-QUIRZE DE COLERA



(Français) Aujourd'hui, profitant des premiers jours d'automne et ses premières pluies, nous sommes allés faire un petit tour du côté du Parc Naturel de l'Albéra, oú se trouvent les ruines du Monastère roman de Sant-Quirze de Coléra, après avoir déjeuné au restaurant Can Batlle, de Garriguella ( http://canbatlle.restaurantesok.com ) que nous recommandons au passage (menus de midi a 12 €).

Endroit magique, quelque soit le temps, le monastère en ruine, sa fontaine d'eau fraîche et ses alentours boisés transmettent au visiteur une paix et une quiétude qui vous envahissent l'esprit et l'apaisent. Un superbe endroit pour les amants des randonnées, amoureux des vieilles pierres et des lieux mystérieux.

 
 
(English) Today, enjoying the first day of fall and the first rains, we went for a ride on the side of the Albéra Natural Park, where the ruins of the Romanesque Monastery of Sant Quirze de Colera after a good lunch at the restaurant Can Batlle, in the village of Garriguella ( http://canbatlle.restaurantesok.com ) we recommend it (lunch menu for 12 ).

Magical place, whatever the time, the ruined monastery, its fresh water fountain and its wooded surroundings convey the visitor to peace and tranquility and invade the mind, especially at this season. A great place for trekking lovers, of old stones and mysterious places too.





(Català) Avui, aprofitant el començament de la tardor i les seves primeres pluges, hem anat a fer un tomb pel Parc Natural de l'Albera on es troba el que queda del Monestir romànic de Sant-Quirze de Colera, després de fer un bon àpat al restaurant Can Batlle, de Garriguella ( http://canbatlle.restaurantesok.com ) que recomanem de passada (menús de migdia a 12 €).

Indret màgic, sigui quin sigui el temps que faci, les ruines del monestir, la seva Font d'aigüa fresca i els seus voltants boscosos donen al visitant una pau i una quietud que envaeixen l'esperit i el calma. És un lloc ideal pels amants del trekking (senderisme), amants també de les velles pedres i dels llocs amb cert misteri.



(Castellano) Hoy, aprovechando que ya ha llegado el otoño con sus primeras lluvias, hemos ido a dar una vuelta por el Parque Natural de l'Albera, dónde se encuentra lo que queda del Monasterio románico de Sant-Quirze de Colera, después de tomar un excelente almuerzo en el restaurante Can Batlle, en Garriguella ( http://canbatlle.restaurantesok.com ) que recomendamos de pasada (con menús a 12 €).

Lugar mágico, haga el tiempo que haga, las ruinas del monasterio, su fuente de agua fresca y sus alrededores boscosos dan al visitante una paz y una quietud que invaden el espíritu y lo calma. Es un sitio ideal para los amantes del senderismo, de las viejas piedras y de los lugares con cierto misterio.

 
Photos by Marval-Florida 2013.

martes, 10 de septiembre de 2013

ACTUALITÉ: Un État Catalan est ce qui convient à la France



La France est le pays clé en vue du jour J. La caverne espagnole (les médias les plus conservateurs et hispano-espagnols), guidée par le conseil des ministres, suppose que la fraternité entre jacobins est assurée et elle est sûre que la France mettra son veto à la reconnaissance internationale de la Catalogne, mais l'influence du monolingue Rajoy à l'Élysée est inexistante.

La déclaration de Winston Churchill "(les Etats n'ont) pas d'ennemis. (Ils n'ont) que des intérêts permanents" a été entendue à maintes reprises. La Catalogne ayant l'habitude de perdre, elle interprète cet adage contre elle, alors qu'actuellement, il lui est applicable au pied de la lettre. La France est taillée dans un seul bloc, c'est vrai, mais c'est aussi une démocratie et ça serait la première fois qu'elle nie la reconnaissance d'un nouveau pays au sein des forums internationaux. Et si elle le faisait, cela créerait une forte controverse intérieure contre laquelle Hollande n'a pas d'arguments. L'Espagne rancie du PP n'inspire guère de sympathie. Un député national vient de déclarer que la Catalogne et la Flandre sont deux vieilles nations européennes et que le vent de l'Histoire les pousse à construire un Etat.

La Catalogne est le premier client de la France dans la péninsule ibérique, avec plus du tiers du total des exportations, et outre Madrid, le reste du territoire les intéressent peu, c'est loin et épars. Michel Noir, ministre du Commerce extérieur d'un des gouvernements Chirac, est venu à Barcelone après sa prise de pouvoir, conscient d'où se trouvent les intérêts français. Madrid poussa alors des hauts cris, et c'est seulement à ce moment là qu'il décida d'y aller. La Catalogne est donc un partenaire de premier ordre pour la France, comme elle l'est pour l'Allemagne, qui seraient les pays les plus favorisés par une économie sérieuse au sud de l'Europe.

Dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, l'avis le plus commun est qu'en Espagne gouverne un parti semblable au Front National qui présente inévitablement des comptes goupillés à l'Europe et que c'est un nid de corruption. Impossible d'avoir confiance en eux. Et la dernière chose dont Paris a besoin c'est d'un incendie à la frontière sud comme celui que Madrid pourrait déclarer.

La France est directement concernée par le processus indépendantiste en cours car il y a des catalans sur le territoire français, car elle a une frontière commune avec la Catalogne, car elle y a des intérêts divers et variés... Mais il est possible qu'elle pose certaines conditions. L'Allemagne dirige l'Union Européenne sur le secteur économique, mais en politique, c'est Paris qui prend les décisions. Les deux grands apportent respectivement 38 et 25% du budget communautaire. Par conséquent, l'Elysée se sent touché par la dette espagnole, car il faudra qu'il paye si Madrid, comme on peut le prévoir, ne peut faire face à ses remboursements.
Le temps des vaches grasses est loin, obligeant le gouvernement d'Hollande à réduire son déficit de 5 milliards d'euros et chaque centime est important. C'est pour cela qu’un processus négocié l'intéresse plus qu'une déclaration unilatérale contrainte par les obsessions de Madrid, et ce, pour que la Catalogne assume la part proportionnelle de la dette.

Paris pourrait se positionner contre l'indépendance de la Catalogne par crainte d'une possible contagion à ses citoyens, mais sur ce point, le gouvernement ne s'inquiète pas, ça fait des années que la Catalogne Nord est assimilée. Les votes des partis catalanistes ne dépassent pas les 1,5% et les revendications sont seulement identitaires. L'unique territoire de la métropole qui pourrait préoccuper est la Corse, mais même sur l'île, les pourcentages de vote n'inquiètent pas. Par contre, la France a célébré des référendums d'autodétermination dans les territoires d'outre-mer, même si elle a toujours été suffisamment prévoyante pour imposer ses critères. Elle a aussi reconnu le Kosovo dès le premier jour, même si elle fut un des alliés principaux de la Serbie.

Les médias de la caverne ont qualifié de défaite pour Mas que le ministre de la Défense et président de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe, Jean-Yves Le Drian, ait annulé la réunion prévue lors de sa visite à Paris. Y a-t-il vraiment quelqu'un pensant qu'un ministre français n'était pas conscient de ce qu'il faisait lorsqu'il l'a programmée? Le fait qu'il annule la réunion suite aux pressions de Madrid, c'est une autre affaire, mais le geste avait eu lieu. Pour l'instant il n'y a pas encore de processus, au moment où la date du référendum sera fixée, le litige entrera dans l'agenda international et on jouera cartes sur table.

Si la Catalogne accède à l'indépendance, elle ne sera pas pour la France un voisin lointain comme la Slovénie ou la Lituanie mais plutôt comme la Belgique, la Hollande ou la Norvège, un voisin dynamique et intéressant. Le port de Barcelone, libre du boycott officiel dont il est victime aujourd'hui, deviendra la porte d'entrée au coeur de l'Europe des marchandises provenant de l'orient, et surtout de la Chine, qui traverseront ensuite la France. Ceux de Gênes et de Marseille ne peuvent couvrir cette fonction car ils sont complètement construits et saturés. Le centre logistique Vilamalla (à l’extrême nord de la Catalogne) accapare la distribution régionale et a supplanté Saint-Charles (Roussillon). L'augmentation du volume permettrait non seulement de revitaliser Saint-Charles, mais aussi de l'agrandir. Actuellement, la plupart des marchandises font le tour de la péninsule ibérique pour débarquer dans les ports flamands et hollandais et par conséquent un important pourcentage de la transformation des produits est effectué dans les usines à proximité, la France perdant par conséquent ce flux. Le Prat (aéroport de Barcelone) détrône Barajas (aéroport de Madrid) en tant que premier aéroport espagnol, même si la compétition est déloyale.
Les politiques du Midi, associés à la Catalogne et aux Baléares au sein de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée sont emballés par la perspective d'une Catalogne indépendante. Un Etat prospère ayant pour capitale Barcelone stimulerait toute la zone de Toulouse à Marseille, qui a aujourd'hui une croissance faible. Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol et le président de la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée vantent depuis octobre à tous les forums où ils se rendent les avantages d'un nouvel Etat aux portes de chez eux. Un autre exemple, ce sont les pages de l'Indépendant, reflet de l'oligarchie locale roussillonaise, qui suit avec un enthousiasme peu dissimulé les avancées indépendantistes de la Catalogne. La région sait qu'une Catalogne indépendante pourra financer, par exemple, la ligne de TGV entre Perpignan et Montpellier que la France a suspendue car les communications avec l'Espagne ne font pas partie des priorités. Mas a rencontré à Paris le président de la SCNF, pour que la compagnie puisse gérer les lignes catalanes dans un futur proche. Il n'est pas nécessaire de préciser quelle Catalogne convient à la SNCF.
La délégation du gouvernement catalan en France, auparavant "Maison de la Catalogne" à Paris, fonctionne actuellement comme une ambassade, avec des français salariés et pas précisément le concierge ou le jardinier. Le siège, situé dans le VIIIème arrondissement, présente la distribution organique propre à une délégation diplomatique avec ses départements d'Economie, de Tourisme, d'Administration et de Culture (Institut Ramon Llull). La responsable, Maryse Olivé, explique sans détours lors de réunions qu'ils travaillent avec le regard tourné vers un nouvel Etat.
Le gouvernement français, de son côté, a fait des gestes positifs, comme destiner 400 000 euros à la Maison des Pays Catalans de l'Université de Perpignan. La diplomatie française veut être présente dans le monde et a dans tous les Etats de taille moyenne, comme par exemple la Hongrie ou la Grèce, un siège culturel ou commercial afin de favoriser les relations bilatérales. Le professeur Joan Becat, de l'Université de Perpignan, a mené une étude sur les opportunités qui s'ouvrent à la Fance grâce à un Etat catalan, il est convaincu que l'Elysée ne mettra pas de bâtons dans les roues à la Catalogne, avis partagé par la plupart des analystes nord-catalans.

Cela fait longtemps que la Catalogne est considérée comme un être à part entière au nord. Les Jeux Olympiques de 1992 ont changé la vision que le monde en avait. Le Barça, Kilian Jornet, Dalí, Miró ou Barcelone elle-même ne sont plus espagnols mais catalans pour les français. Ce que peuvent dire Lluís Llach ou Jordi Pujol a de l'importance. Ce dernier était reçu comme un chef d'Etat lors de ses voyages en France quand il était président de la Catalogne (de 1980 a 2003) et il est encore très bien vu. Il a eu la délicatesse d'envoyer des représentants aux réunions de la francophonie à Bruxelles durant ses mandats. De son côté, Pasqual Maragall (président de la Catalogne de 2003 a 2006), a conseillé que la Catalogne entre dans le club des pays francophones. Ce n'est pas une idée folle, la Roumanie par exemple en fait partie, car la Catalogne est frontalière de la France et elle y a une relation économique et culturelle importante. Ces gestes comptent. L'Elysée sait que la Catalogne est la région d'Espagne où le français est le plus parlé et que le pays se tournera automatiquement vers le nord une fois libre. Paris ne peut pas se permettre le luxe de commencer du mauvais pied ses relations avec son nouveau voisin.

La France n'a pas d'amis, elle a des intérêts. Quand la Catalogne fera le pas, la France mettra dans la balance la "noblesse" espagnole et les opportunités que lui offre un Etat catalan. Elle fera mine de comprendre Madrid, râlera un peu et acceptera les faits. L'Élysée reconnaîtra la Catalogne au nom de la 'realpolitik', car elle n'a pas le choix et surtout parce qu'elle y gagnera. Et pas qu'un peu.


Eugeni Casanova

viernes, 16 de agosto de 2013

ACTUALITÉ CATALANE

LE POURQUOI DES DRAPEAUX CATALANS ÉTOILÉS



Les touristes francophones, et en moindre mesure les anglosaxons (mieux informés que les premiers) se questionnent étonnés sur le pourquoi des milliers de drapeaux catalans qui trônent massivement sur les toits, terrasses et jardins des maisons et immeubles dans toute la Catalogne. L'image de tant de drapeaux provoque des equivoques, de fausses idées, voir une idée préconçue sur l'orgueil éxagéré des Catalans. Loin de là. La surprise et l'ignorance manifeste de ceux-ci, dévoilent évidemment la manifeste volonté des médias français (sans doutes à l'instar du ministère des Affaires Étrangères de l'Espagne), de cacher la grave rupture existente entre la principauté Catalane et l'État Espagnol. On constate d'autre part la censure des journalistes sur l'actualité catalane (voir espagnole) en jouant la carte de la désinformation et de la manipulation en faveur d'une mensongère stabilité à échelle nationale et internationale, surtout dans le cas des français qui figurent comme les touristes les plus surpris.

 
Photo d'Artur Mas, Président de La Generalitat de Catalogne depuis 2010.


La crise politique entre l'État Central Espagnol et la Communauté Autonome de la Catalogne s'est amorcé en 2006 au moment oú la Cour Constitutionnelle (présidée actuellement par un magistrat qui renie de la propre Constitution Espagnole de 1978 et en déchira un exemplaire), à l'insu d'une implacable campagne lancée depuis Madrid par le PP (Parti Populaire) contre l'acceptation et enregistrement intégral du nouveau Statut de la Catalogne légalement voté et approuvé par les trois chambres: le Parlement Catalan, la Chambre des Députés et le Sénat, suite à un referéndum fut morcelé. Truffée de magistrats conservateurs, manifestement centralistes et favorables au PP, ladite Cour Constitutionnelle entamma alors un débat qui traîna pendant plus de 4 ans et qui aboutit finalement en 2010 avec l'amputation de la pluspart des articles du nouveau Statut, annulant ainsi la volonté de tout un peuple qui s'était exprimé par les urnes.

Non contents d'avoir passé outre, les deux grands partis de Madrid -la droite (PP) et les socialistes (PSOE)- s'en félicitèrent ouvertement et permirent que les mass-médias Espagnols poursuivent leur campagne d'anti-catalanisme furieux, permettant par ailleurs la floraison de plusieurs "boycotts" populaires contre tous les produits commerciaux et alimentaires de la Catalogne, et surtout contre le "cava", qui est le champagne catalan par excellence et même le grand rival du champagne français qui lui fait de plus en plus d'ombre sur le marché international. Éclatait alors au grand jour cette vieille haine des Castillans contre tout ce qui était de différent à sa culture nationale, réduite à la siesta, les procéssions de Semaine Sainte, les corridas et le flamenco (qui font partie surtout de la tradition andalouse), et surtout contre la "différence" culturelle Catalane, beaucoup plus européènne et proche de la française par plusieurs biais. Le déferlement d'insultes à travers les journaux et programmes de TV exprimant le mépris des Castillans pour la Catalogne et ses habitants, a finalement fait débordé la coupe de l'éternelle et légendaire patience des Catalans, jusqu'ici conciliatrice.

À cela s'ajoute le dévoilement presque accidentel du gros apport économique de la Catalogne à la trésorerie de l'État Espagnol: 16 milliards d'Euros annuels en impôts et taxes de toutes sortes qui vont directement dans les caisses de Madrid pour financer ses "folies des grandeurs" architecturales aussi gigantesques qu'inutiles: d'innombrables gares de TGV et d'aéroports titaniques sans passagers répartis en d'autres provinces, les scandaleuses subventions à l'Autonomie d'Extremadure  ou encore pour financer la vie luxueuse d'une classe politique espagnole complètement éloignée de la réalité et de plus en plus corrompue. Jusqu'alors cette information était classée comme secrète afin d'éviter l'indignation du contribuable Catalan et, en vue du scandale qui en découla, le Gouvernement de Madrid refusa de révéler à nouveau ces données qui, pourtant, devraient être publiées annuellement.

Pour empirer la chose, le gouvernement du Premier Ministre Rajoy, peu enclin a l'État des Autonomies et a la richesse multiculturelle, franc partisan du centralisme à outrance, a commencé à multiplier des décrets surtout préjudiciables aux intérêts économiques et culturels de la Catalogne; comme la réforme de l'Éducation qui vise a éffacer la langue Catalane au profit du Castillan dans les écoles et les universités, la multiplication des promesses non-tenues par Madrid pour développer les compétences de La Generalitat (la Présidence Autonomique de la Catalogne) en matière de transports publics, les réseaux des autoroutes, les aéroports et ports maritimes, les ressources énergétiques entre autres, en plus d'une amélioration du financement autonomique qui n'arrive jamais et qui, avec la crise, s'est plutôt réduit à un budget qui a poussé le Gouvernement Catalan à faire des retranchements insupportables. Aujourd'hui, l'État Espagnol doit à la Catalogne pas moins de onze milliards d'Euros, somme que le Gouvernement de Madrid, avec toute sa mauvaise foi, n'a pas l'intention de satisfaire et l'a dit publiquement en ricannant devant les journalistes. C'est une de ces gouttes qui a fait déborder le vase de la patience catalane.



Le 11 Septembre 2012, connue comme "la Diada" (Jour National de la Catalogne, qui commémore la réddition de Barcelone aux troupes Espagnoles du roi Philippe V en 1714), se transforma alors en une grande manifestation des citoyens Catalans pour exprimer non seulement leur mécontentement avec le Gouvernement Espagnol mais aussi pour réclamer la sécession de la Catalogne. En un mot: l'indépendance. Le nombre des assistants à cette démonstration de renaissance de "conscience nationale Catalane" dépassa largement les prévisions des autorités civiles: 1.500.000 personnes. Le ton était donné et Madrid fit ce qu'elle put pour minimiser et ridiculiser le mouvement populaire. Ce fut en vain.

Non seulement la crise et son cortège de misères, mais aussi l'étalage sur les journaux de la corruption générale règnante qui implique toutes les hautes institutions d'Espagne (de la Couronne en passant par le Gouvernement jusqu'à la haute magistrature), se joignirent aux incéssantes campagnes d'insultes, de menaces militaires et d'étouffement économique menés contre la Catalogne firent le reste et croître vertigineusement le nombre d'indépendantistes Catalans.
Le 80% des Catalans réclament pacifiquement le droit de décider sur leur avenir comme les Écossais et les Québécois (un droit reconnu internationalement et respecté par tous les pays démocratiques membres des Nations Unies), et son futur passe par la dernière option: se séparer d'une Espagne noyée dans la banqueroute économique et la corruption politique, endettée jusqu'au 90% de son PIB et qui menace de s'engloutir en entraînant la Catalogne dans sa chute vers un gouffre sans fond. Hors, l'État Espagnol refuse aux Catalans ce droit en oubliant, au passage, que l'Espagne a souscrit depuis 1967 à l'Article Nº1 en signant le Traité International de l'ONU qui aborde précisement ledit droit. Voilà le pourquoi de la multiplication des drapeaux étoilés en signe de contestation.

 
 


Le pavillon Catalan étoilé (l'Estelada), d'après la consigne générale, restera en place jusqu'à la proclamation de la République Catalane, avec ou sans référendum. Dès que ce fait sera accomplit, le vieux pavillon de la Maison des Comtes de Barcelone retrouvera sa place d'honneur, sans étoile d'argent (qui simbolise la liberté désirée): sur champ d'or, 4 pals de gueules pour représenter une nation qui cessa d'être souveraine il y a 300 ans mais qui n'a jamais cessé de revendiquer son identité nationale malgré les Castillans et leurs politiques répréssives.

 
Le blason de la Maison Comtale de Barcelone (enluminure du XVème s.), dynastie qui fonda l'État Catalan à partir du Marquisat de Gothie (Marche Hispanique) créé par l'empereur Charlemagne l'année 801, et qui se détacha du royaume Franc en 987 et atteignit son indépendance en réunissant les comtés Catalans. Devenus comtes et princes souverains, les Comtes de Barcelone acquirent en deux temps le royaume d'Aragon (1137-1141) par mariage et par donnation reconnue officiellement par une bulle du pape Adrien IV en 1158. De cette manière, les armes dynastiques de la Principauté de Catalogne furent adoptées par l'Aragon puis par les autres royaumes conquis: Valence, Majorque, Sicile,... fondant un autenthique empire commercial méditérrannéen. 
 
 
Carte française représentant la Principauté de Catalogne au XVIIIème siècle, alors amputée de la Catalogne Nord (Comté du Roussillon) depuis le Traité des Pyrénnées, lorsque le roi Philippe IV d'Espagne signa la paix avec Louis XIV et lui céda ce territoire alors qu'il ne lui appartenait pas et n'en avait pas la libre disposition.
 
 
 
Pour plus d'informations sur la situation catalane actuelle, veuillez consulter:
 
 
 
 

 


viernes, 24 de mayo de 2013

QUERMANÇÓ: Histoire du château

LE CHÂTEAU DE QUERMANÇÓ
son histoire (version française)





Les ruines du château-fort de Quermançó se trouvent a 2 km. au Nord du village de Vilajuïga, dont les limites municipales voisinent avec celles de Llançà, et s'élèvent sur un promontoir rocheux bordé par la Route Nationale 260, entouré d'oliveraies, de vignobles et de champs.

Quermançó est lié à plusieurs vieilles légendes populaires comme celle du fabuleux trésor de la "chèvre d'or", caché dans un labyrinthe de tunnels souterrains qui relieraient le château de Quermançó au Monastère de Sant Pere de Rodes et le château de Sant Salvador.



Ses origines remontent au-delà de l'occupation romaine puisque sa situation sur un promontoir rocheux fait que le château-fort domine toute la plaine du Haut Ampurdan, et garde l'étroit passage qui mène vers le hameau de La Valleta et le village de Llançà. La forteresse moyennageuse remonte, toutefois, avant le premier millénaire de l'Ère Chrétienne et figure comme une des posséssions des Comtes d'Ampurias. Le Comte Pons I y avait déposé ses archives diplomatiques et, d'après son testament, le château revint en héritage à ses deux fils, Hugues et Bérenger en l'an 1078. En 1085, un accord entre le comte Hugues II d'Ampurias et le comte Guibert II de Roussillon, donne à ce dernier certains droits sur la forteresse.

 
 


En 1099, Dalmau Bérenger de Quermançó est mentionné dans un document comme seigneur des lieux, étant probablement fils de Bérenger, vicomte de Peralada et seigneur de Quermançó et de Rocabertí entre autres, et petit-fils du comte Pons I d'Ampurias. Ce personnage est le fondateur de la maison des Vicomtes de Peralada, plus tard connus comme Vicomtes de Rocabertí.

Vers l'an 1131, le seigneur du château de Quermançó, Bérenger Renard de Peralada, mourut sans héritiers mâles et la forteresse revint aux Comtes d'Ampurias. En 1138, une révolte du comte Pons Hugues II d'Ampurias contre le Comte Raymond Bérenger IV de Barcelone, vite réprimée par ce dernier, termine avec l'obligation du premier d'abandonner et raser le château de Quermançó. C'est toutefois au XIIIème siècle que Quermançó devient une forteresse de grande importance lors des guerres contre les français; elle refoula l'invasion française en 1285 puis fut, pour une courte durée, occupée en 1288 par les alliés du roi Jacques II de Majorque, qui avait envahit l'Ampurdan puis fut détrôné.



Malgré ces destructions succéssives, un compte-rendu du roi Jacques II d'Aragon en 1292, signale le besoin de destiner à Quermançó une douzaine de soldats pour défendre la forteresse et surveiller la route. Pendant la Guerre Civile du XVème siècle, en 1472, le château qui dépendait alors du Duc de Cardona en tant que Comte d'Ampurias, fut occupé par les partisans du roi Jean II d'Aragon.

Aux XVIème siècle, le château fut un repaire de bandits de grands chemins qui sévissaient dans les alentours.

Aux siècles suivants, le château resta à nouveau a l'abandon jusqu'à la Guerre de l'Indépendance Espagnole. En 1808, les troupes de Napoléon I reconstruirent et remirent en état de défense l'ensemble du château-fort. C'est lors de la retraite du Maréchal Suchet vers la frontière en 1814 que, sur ses ordres, les soldats français dinamitent le château avant de l'abandonner à l'ennemi.

En 1880, des moines bénédictins expulsés de France s'installent entre ses murs et le restaurent pour le rendre habitable.



Le château, resté a l'abandon depuis le début du XXème siècle, tomba en ruines et ses alentours servirent de lieu de décharge municipale pour Llançà et Vilajuïga.



Durant la décénnie qui va de 1970 a 1980, le célèbre peintre surréaliste Salvador Dalí s'intéresse au château et songe a l'acquérir pour en faire sa résidence, puisque Quermançó se trouve à mi-chemin entre sa ville natale, Figueres, et sa résidence d'été à Port-Lligat, à Cadaquès. Mais le projet n'aboutit pas et, finalement, Dalí choisit d'acheter le château de Púbol pour y tenir ses quartiers d'hiver.

Ce n'est qu'à la fin des années 80 lorsque La Généralitat Catalane, prennant conscience de ses vieux monuments, lance un modeste programme de restauration et préservation des lieux, avec des fouilles archéologiques. En 1988, le château est déclaré monument d'intérêt historique de la province de Gérone. Afin d'éviter le vandalisme et les accidents des visiteurs occasionels, les autorités devront finalement fermer et interdire l'accès aux ruines.

Actuellement, et pendant l'été, les touristes peuvent y aller le visiter et prendre une coupe de Cava pendant qu'ils admirent le coucher de soleil sur la plaine du Haut Ampurdan.


 

lunes, 29 de abril de 2013

LLANÇÀ ET SON HISTOIRE






Llançà est une petite ville du Nord de la Costa Brava, située dans le Haut Ampurdan (Alt Empordà) et au Nord du Cap de Creus. Elle se trouve entourée de parcs naturels comme celui du Cap de Creus ou de l'Albera, et limite au Nord avec Colera, à l'Ouest avec Vilamaniscle et Garriguella, au Sud avec La Vall de Santa-Creu (Port de La Selva) et à l'Est avec la mer Méditérranée.

La ville de Llançà est jumelée depuis 1975 avec celle de Pont-du-Casse (Lot-et-Garonne, Aquitaine, France), près d'Agen.

Douze sont les grandes plages qui longent la municipalité:

-Plage du Cap de Ras

-Plage de Canyelles

-Plage de Grifeu

-Plage de Santa Creu

-Plage de l'Argilera

-Plage de Sant-Jordi

-Plage du Port

-Crique de La Gola

-Plage des Carboneres

-Plage de La Farella

-Plage du Cau del Llop

-Crique de Bramant

Les habitants de Llançà sont : llançanais et llançanaises, et forment habituellement une population de plus de cinq mille âmes qui se multiplie par deux en saison estivale avec le tourisme et ses résidents étrangers, la plupart français ou belges (flamands et wallons).



Un peu d'histoire

Existant depuis l'époque préhistorique comme en témoignent ses vestiges archéologiques (le Dolmen du Puig d'Esquers et la Tombe de l'Abbé), et connue comme Deciana au temps des grecs, elle vécut le débarquement des troupes romaines pendant la Deuxième Guerre Punique lors de l'incursion de l'armée d'Hannibal Barca. Abandonnée en 862, ses habitants déménagèrent vers l'intérieur du térritoire pour éviter les attaques des pirates sarrasins, et fondèrent le nouveau village rebaptisé Villa Lancia ou Vallée Lanciana, mise sous la jurisdiction féodale de l'Abbé de Saint-Pierre-de-Rhodes qui y installa son palais abbatiale fortifié et dont il ne reste aujourd'hui que les vestiges: la Tour de l'Abbé, datée au XIIIe siècle, et une partie du palais encore conservé voisinant avec l'Église dédiée à Saint-Vincent, qui fut reconstruite et embellie avec une façade monumentale au XVIIIe siècle.

Llançà fut le lieu d'emprisonnement des chevaliers du Roussillon qui vinrent à la rescousse du roi Pierre IV d'Aragon, Comte de Barcelone, lors de la rebellion du Comte Raymond-Béranger Ier d'Ampurias contre son autorité en 1344.

En 1659, avec la Paix des Pyrénées, Louis XIV réclama le village de Llançà comme faisant partie du royaume français et prétendit pousser ses nouvelles frontières jusqu'au Cap de Creus. Ce fut en vain et, finalement, les limites entre les deux territoires se fixèrent sur le Cap de Cerbère (Cap de Cervera).



En 1692, pendant le règne du roi Charles II l'Ensorcelé, suite à un naufrage devant ses côtes, un des rescapés tint parole en faisant construire la Chapelle du Port, en signe de gratitude à la Vierge et aux habitants des lieux. Quelques temps plus tard, s'érigea à ses côtés le vieux cimetière du village.



A l'aube du XVIIIe siècle, lors du conflit entre les deux prétendants au trone espagnol (Philippe V, duc d'Anjou, et Charles VI d'Autriche), les troupes françaises du Maréchal de Noailles passent par Llançà et se livrent au pillage du Monastère de Saint-Pierre-de-Rhodes, qu'ils vident de ses trésors, et du Château de Quermançó, siège des Archives de la Couronne Catalane-Aragonaise, puis attaquent la place forte de Roses.



Après la Guerre de Succéssion Espagnole, qui fut funeste pour la Catalogne (rangée dans l'alliance formée par la Grande-Bretagne, l'Autriche et la Hollande contre la France et l'Espagne), Llançà éprouva une renaissance et un nouvel essort économique grâce à l'exploitation de ses vignes et la production d'huile d'olive à partir de 1718. Fruit de cette nouvelle richesse fut la construction de l'actuelle paroisse dédiée à St. Vincent, sur l'emplacement de la vieille église romanique (Xe siècle) avec sa façade monumentale de style baroque tardif et presque rocailleux, et son grand escalier qui donnent sur la Grande Place du village. Puis l'élargissement du village qui se développa autour de la grande église et du palais abbatiale. En 1787, on recense un millier d'habitants dans Llançà et le térritoire, toujours sous la jurisdiction des abbés du Monastère de Saint-Pierre-de-Rhodes, voisine avec celles des richissimes Comtes de Peralada, Marquis de Savallà, qui possèdent la pluspart des seigneuries et baronnies des alentours, comme celle de Pau.

Pendant la Révolution Française, et lorsque l'Espagne de Charles IV déclare la guerre à la République voisine, l'armée révolutionnaire tente de conquérir la place forte de Roses en 1793, mais les français subissent la défaite à Llançà.



En 1870, avec la chute de la monarchie d'Amédée Ier et la proclamation de la Ière République Espagnole, les habitants de Llançà plantent le fameux platane au centre de la Grande Place du village, comme symbole de sa volonté de liberté et de démocratie.

Au début du XXe siècle, s'inaugure la gare de Llançà grâce au chemin de fer qui arrive jusqu'à la frontière française (à Cerbère).

Pendant la Guerre Civile, les républicains mettent le feu à l'Église de Saint-Vincent et détruisent ses trésors artistiques et religieux.

Durant la décennie de 1960, Llançà profite économiquement de l'arrivée des touristes français, belges, allemands et hollandais à la recherche de coins vierges et paradisiaques, et la présence, à Cadaquès, du grand peintre catalan Salvador Dalí y est pour quelque chose. Au boum touristique accompagne l'éclosion de la construction. Nombreux sont les étrangers qui choisissent Llançà comme résidence secondaire et y font construire leurs villas pour y passer la haute saison. La situation de Llançà, entre mer et montagne, avec son paysage caractéristique, plein de charme, offre non seulement une sorte de havre de paix pour les touristes mais aussi de la saine et bonne cuisine méditérranéenne, des monuments a visiter et toutes sortes d'activités culturelles et nautiques. Les llançanais se font hôteliers, restaurateurs, commerçants... et la ville s'élargit de nouvelles maisons, de nouveaux quartiers résidenciels, d'urbanisations qui, d'un autre côté, enlaidient un peu la côte et le paysage. Il faudrat attendre les lois pour la conservation du paysage côtier pour frener la folie de la construction qui commence a défigurer dangereusement ses plages et ses rochers.

Vers 1970, le Château de Peralada ouvre ses portes aux touristes, dont le principal orgueil est sa célèbre bibliothèque privée, sans oublier ses caves à vins et de mousseux, ainsi que ses collections d'oeuvres d'art et de verreries. Une décennie plus tard, les propriétaires du château transforment la résidence comtale en un casino et organisent des concerts annuels dans son parc.

Entre 1980 et 1990, Llançà continue a grandir. Toute la région se modernise et s'attaque à un programme de récupération et restauration des monuments historiques des alentours. Aux améliorations urbaines se joignent la restauration de la Tour de l'Abbé, du refuge anti-aérien de la Guerre Civile (1936-1939), la récupération des ruines du Monastère de Saint-Pierre-de-Rhodes (aujourd'hui totalement restauré) et du Château de Quermançó, laissé a l'abandon depuis le départ des troupes de Napoléon Ier, le couvent et le Monastère de Vilabertran, du Château de Requesens,... On inaugure le Musée de l'Aquarelle a l'instar du peintre local Martinez Lozano, le nouveau port et son Club Nautique, la promenade maritime, entre autres.

English version

Llançà is a small town in northern Costa Brava, located in the Alt Empordà and at the north of Cap de Creus. It is surrounded by natural parks such as the Cap de Creus or Albera and limits to the North with Colera, in the West with Vilamaniscle and Garriguella, to the South with La Vall de Santa Creu (Port De La Selva) and East to the Mediterranean Sea.

The city of Llançà is twinned since 1975 with the french village of Pont-du-Casse (Lot-et-Garonne, Aquitaine, France), near Agen.

Twelve are the major beaches along the municipality:

-Cap de Ras beach

-Canyelles beach

-Grifeu Beach

-Santa Creu beach

-Range of Argilera

-Sant Jordi Beach

-Port beach

-La Gola Range

-Carboneres beach

-La Farella Beach

-Cau del Llop Beach

-Creek Bramant

Residents of Llançà are: llançanencs and llançanenques, and usually form a population of over five thousand souls who doubles in the summer with tourism and foreign residents, most French or Belgian (Flemish and Walloon).

A little history

Existing since prehistoric times as evidenced by archaeological remains (the Dolmen of Puig d'Esquers and the Tomb of the Abbot), and known at the Greek time as Deciana it lived the landing of Roman troops during the Second Punic War during the incursion of the army of Hannibal. Abandoned in 862, its inhabitants moved to the territory to prevent attacks of Saracen pirates, and founded the new town renamed Villa Lancia or Lanciana Valley, placed under the feudal jurisdiction of the Abbot of Saint-Peter-of-Rhodes who established his fortified palace which it remains today as the remains: the Tower of the Abbot, dated to the thirteenth century, and part of the palace still preserved side by side with the church dedicated to St. Vincent, who was rebuilt and embellished with a monumental facade in the eighteenth century.

Llançà was the place of imprisonment of the Knights of Roussillon, who came to the rescue of King Peter IV of Aragon, Count of Barcelona, during the rebellion of Count Raymond Berenguer I of Ampurias against his authority in 1344.

In 1659, with the Peace of the Pyrenees, Louis XIV claimed the village of Llançà as part of French kingdom and pretended to push its new borders in Cap de Creus. It was in vain, and finally, the boundaries between the two territories settled on the Cape of Cerberus (Cap de Cervera).

In 1692, during the reign of King Charles II the Bewitched, following a shipwreck off its coast, one of the survivors kept his word by building the Chapel of the Port, in gratitude to the Virgin and to the inhabitants of the place. Some time later, erected by his side the old village cemetery.

At the dawn of the eighteenth century, during the conflict between the two pretenders to the Spanish throne (Philip V, Duke of Anjou and Charles VI of Austria), the French troops of Marshal de Noailles go through Llançà and loot Monastery of Saint-Peter-of-Rhodes, they emptied of its treasures, and Quermançó Castle too, seat of the Archives of the Catalan-Aragonese Crown, then attack the stronghold of Roses.
After the War of Spanish Succession, which was fatal for Catalonia (stored in the alliance formed by Great Britain, Austria and Holland against France and Spain), Llançà experienced a rebirth and a new economic essort through the exploitation of its vineyards and the production of olive oil from 1718. Result of this new wealth was the construction of the present church dedicated to St. Vincent, on the site of the old Romanesque church (tenth century) with its monumental facade of late Baroque and almost rocky style, and the grand staircase that give on the Grand Place in the village. Then the expansion of the village grew around the great church and the abbot palace. In 1787, we identified a thousand people in LLançà and his territory, still under the jurisdiction of the abbots of the Monastery of Saint-Peter-of-Rhodes, close to those of wealthy Counts of Peralada, who have the greater part lordships and baronies of the surroundings, such as Pau.
During the French Revolution, when Charles IV of Spain declares war on the neighboring Republic, the revolutionary army trying to conquer the fortress of Roses in 1793, but the French were defeated in Llançà.


In 1870, with the fall of the monarchy of Amadeo I and the proclamation of the First Spanish Republic, the inhabitants of Llançà planted the famous tree of liberty in the middle of the village square, as a symbol of their desire for freedom and democracy.

In the early twentieth century, was inaugurated the train station of Llançà through railway reaches the French border (with Cerbère).

During the decade of 1960, Llançà economically benefit from the arrival of the French, Belgian, German and Dutch tourists looking for pristine and idyllic places, and the presence in Cadaques of the great Catalan painter Salvador Dalí is for something. The tourist boom accompanied the outbreak of construction. Many foreigners who choose Llançà as a secondary residence and are building their houses to spend the high season. The situation of Llançà, between sea and mountain, with its characteristic landscape, full of charm, offers not only a kind of peace for tourists but also good healthy Mediterranean cuisine, monuments to visit and all kinds of cultural and nautical activities. The inhabitants build hotels, restaurants, shopping ... and the city is expanding with new houses, new residencials neighborhoods which, on the other side, a little desfigurement of the coast and landscape. With the new laws for the preservation of the coastal landscape, will slow the uncontrolled construction craze that would dangerously distort its beaches.

Around 1970, the Peralada Castle opens its doors to tourists, the main pride is his famous private library, not to mention its cellars and sparkling wines, as well as its collection of works of art and glassware. A decade later, the owners of the count's castle transformed the palace into a casino and organize annual concerts in the park.

Between 1980 and 1990, Llançà continues to grow. The whole area is modernizing and plans a program of recovery and restoration of historical monuments in the area. Urban improvements join the restoration of the Abbot Tower, the air-raid shelter of the Civil War (1936-1939), the recovery of the ruins of the Monastery of Saint-Peter-of-Rhodes (now fully restored ) and Castle Quermançó, was left abandoned since the departure of the troops of Napoleon, the convent and monastery of Vilabertran, the Castle Requesens ... The Watercolour Museum was inaugurated by the local painter Martinez Lozano, the new harbor and Yacht Club, the promenade, among others.